Business Standard plus Vault, la gestion avancée des appareils et le LDAP sécurisé.
Idéal pour
PME sur Google qui doivent conserver leurs courriels et encadrer les appareils mobiles
Prix
28,70 $ CA par utilisateur par mois, engagement d'un an facturé mensuellement, taxes en sus (selon le site officiel, octobre 2026)
Points forts
Vault pour conserver, archiver et rechercher les données
Gestion avancée des appareils (politiques mobiles, profils professionnels Android)
LDAP sécurisé pour brancher des applications existantes
Limites
Pas d'accès contextuel ni de DLP (éditions Enterprise)
Aucune protection des postes de travail incluse
Régions de données : États-Unis ou Europe, pas le Canada
Dans la plupart des PME, le choix entre Microsoft 365 et Google Workspace se fait pour des raisons de confort : on garde Excel parce que la comptable y tient, ou on passe à Gmail parce que l'équipe vit dans le navigateur. La sécurité arrive ensuite, souvent au moment d'un questionnaire d'assurance ou d'un premier incident.
Or, côté sécurité, l'écart le plus important ne se situe pas entre Microsoft et Google, mais entre les forfaits. Comparer Business Premium à Google Workspace Business Standard, c'est comparer un forfait de sécurité à un forfait de productivité. Nous avons donc mis face à face deux forfaits de chaque éditeur, à des prix voisins.
Notre méthode
Nous avons comparé neuf critères qui comptent pour une PME québécoise : emplacement des données, authentification, accès conditionnel, appareils, postes de travail, courriel, DLP, archivage et journaux d'audit. Chaque valeur provient des pages officielles de Microsoft et de Google, consultées en octobre 2026. Les prix sont en dollars canadiens, taxes en sus, et peuvent changer. Ce comparatif n'est pas commandité.
Les quatre forfaits permettent d'imposer l'authentification multifacteur, y compris avec des clés de sécurité et des passkeys, les méthodes qui résistent à l'hameçonnage. Chez Google, l'administrateur peut même exiger la clé de sécurité ou la passkey comme seule méthode de validation.
La différence se joue sur le contexte. Business Premium inclut Entra ID P1 et donc l'accès conditionnel : bloquer une connexion venant d'un appareil non géré, exiger un MFA plus fort pour les administrateurs, refuser les pays où vous n'avez personne. Business Standard se limite aux paramètres de sécurité par défaut, gratuits mais uniformes.
Chez Google, l'équivalent, Context-Aware Access, n'existe dans aucune édition Business. Il faut passer à une édition Enterprise, dont le prix est sur demande. Pour un cabinet de Laval qui veut interdire l'accès aux dossiers clients depuis un portable personnel, c'est un point décisif.
Business Premium est le seul des quatre forfaits à inclure une protection des postes de travail : Defender for Business, avec la gestion des vulnérabilités, plus Intune Plan 1 pour gérer ordinateurs et cellulaires. Business Standard offre une gestion mobile de base, et Defender for Business peut s'y ajouter séparément.
Google Workspace Business Plus propose une gestion avancée des appareils mobiles : mots de passe robustes, politiques de sécurité et profils professionnels Android. Business Standard s'arrête à la gestion fondamentale. Aucune édition Google comparée ici n'inclut d'antivirus ou d'EDR pour les postes : il faudra en acheter un, ce qui ajoute un fournisseur et une console.
Les deux éditeurs filtrent les pourriels et les maliciels dans tous les forfaits. Google ajoute l'analyse des pièces jointes en bac à sable dès Business Standard. Microsoft réserve Defender for Office 365 Plan 1, qui analyse aussi les pièces jointes et les liens, à Business Premium. Quel que soit votre choix, configurez SPF, DKIM et DMARC : aucun forfait ne le fait à votre place.
Pour empêcher qu'un numéro d'assurance sociale ou une carte de crédit sorte par courriel, seule Business Premium inclut la prévention des pertes de données (DLP) et les étiquettes de sensibilité. Chez Google, la DLP pour Gmail et Drive est réservée aux éditions Enterprise.
Côté conservation, Business Plus a un atout réel avec Vault, qui permet de conserver, d'archiver et de rechercher les données, y compris en cas de litige. Business Premium offre une archive pouvant atteindre 1,5 To par utilisateur et la conservation pour litige.
C'est souvent la question des clients et des assureurs. Microsoft s'engage, dans ses conditions de produit, à stocker au Canada le contenu des boîtes aux lettres, de SharePoint, de OneDrive et des clavardages Teams d'un locataire inscrit au Canada. Ses centres de données canadiens sont à Québec et à Toronto.
Google Workspace permet de choisir une région de données à partir de Business Standard, mais les seuls choix sont les États-Unis, l'Europe ou aucune préférence. Pour une PME qui a promis contractuellement un hébergement canadien, c'est éliminatoire.
Attention : « au Canada » ne veut pas dire « au Québec ». La Loi 25 exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant toute communication de renseignements personnels hors Québec. Validez votre démarche avec votre conseiller juridique.
Partez de vos exigences non négociables. Hébergement au Canada exigé par contrat : Microsoft 365. Équipe déjà entièrement sur Google : restez-y et montez de forfait plutôt que de migrer.
Comparez à niveau égal. Si vous traitez des renseignements personnels, la vraie comparaison est Business Premium contre Business Plus, plus le coût d'une protection des postes et, au besoin, d'une édition Enterprise chez Google.
Comptez le coût total. Un forfait moins cher qui exige un antivirus, un outil d'archivage et une console de plus ne l'est pas toujours.
Vous hésitez, ou vous avez déjà choisi et voulez savoir si vos réglages tiennent la route ? Notre audit Microsoft 365 et Google Workspace passe votre configuration en revue et vous remet un plan priorisé.
Questions fréquentes
Peut-on héberger ses données Google Workspace au Canada ?+
Pas avec les régions de données standards. Selon l'aide officielle de Google, les choix offerts sont les États-Unis, l'Union européenne ou « aucune préférence ». Business Standard et Business Plus permettent de choisir une seule région pour toute l'organisation. Si l'hébergement au Canada est une exigence contractuelle, Microsoft 365 l'offre pour un locataire inscrit au Canada.
La Loi 25 oblige-t-elle à garder les données au Québec ?+
La loi n'impose pas d'hébergement au Québec, mais son article 17 exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée avant de communiquer un renseignement personnel à l'extérieur du Québec. Un centre de données à Toronto ou aux États-Unis est donc visé. Documentez cette évaluation et validez votre analyse avec votre conseiller juridique.
Les paramètres de sécurité par défaut de Microsoft suffisent-ils ?+
Ils sont gratuits et imposent l'inscription au MFA, le MFA pour les administrateurs et le blocage des anciens protocoles d'authentification. C'est un bon plancher pour Business Standard. Microsoft précise toutefois qu'ils ne conviennent probablement pas à une organisation qui possède Entra ID P1, comme avec Business Premium : l'accès conditionnel permet alors des règles plus précises.
Peut-on ajouter des protections sans changer de forfait ?+
Oui, en partie. Chez Microsoft, Defender for Business se vend seul (4,10 $ CA par utilisateur par mois, engagement annuel, selon le site officiel en octobre 2026) et Exchange Online Archiving s'ajoute à Business Standard. Chez Google, l'accès contextuel et la DLP demandent une édition Enterprise, dont le prix est sur demande.